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Soigner les troubles du comportement alimentaire (TCA) à Paris 18éme

Soigner les troubles du comportement alimentaire (TCA) à Paris 18éme

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Les troubles du comportement alimentaire viennent en réponse à une détresse psychique, un mal-être, qui altèrent considérablement la vie de la personne dans son rapport à elle-même et aux autres. Anorexie, boulimie, hyperphagie, envie compulsive de nourriture, tous peuvent engendrer de graves problèmes de santé, pouvant conduire vers une mort précoce.

Qu’est-ce que l’anorexie ?

L’anorexie se manifeste par un refus plus ou moins systématisé de s’alimenter et implique des restrictions alimentaires méthodiques conduisant à un amaigrissement extrême et une aménorrhée (absence de règles) chez la jeune fille ou chez la femme. Comme dans les cas de boulimie, ce sont généralement des jeunes filles ou jeunes femmes qui sont atteintes d’anorexie mentale (entre 12 et 20 ans) mais celle-ci peut se poursuivre durant la vie adulte. De même, l’anorexie peut toucher le nourrisson, l’enfant, la population masculine ou encore se déclencher ou se « réactiver » avec tous les processus psychiques qu’elle implique, au moment de la ménopause chez la femme.

L’anorexie mentale est corrélée à des troubles de la perception du corps, qui mènent à des conduites anorectiques. Le corps est perçu comme étant trop gros, « anormal », voire étranger. Il apparaît comme un corps qui se doit d’être contrôlé, par le biais des restrictions alimentaires, une hyperactivité sportive et intellectuelle avec déni de fatigue, des vérifications incessantes (mesurer le corps), des rites alimentaires, des vomissements après les prises de nourritures, la consommation de laxatifs, de diurétiques, etc. Le sommeil est perturbé, écourté et l’état de santé se dégrade, impliquant des troubles gastriques, des dégâts dentaires ainsi que des troubles cardiaques.

Peuvent s’y associer en plus des accès boulimiques, et des troubles organiques, d’autres symptômes psychiques tels que des phobies, des obsessions, des accès de dépersonnalisation, des états dépressifs, ou encore de la toxicomanie.

Dans l’anorexie, la personne s’isole progressivement de son entourage, s’enfermant dans cette maladie où le corps s’efface mais est paradoxalement de plus en plus présent et l’impression de contrôle peut se transformer rapidement en impasse.
L’anorexie est une maladie complexe, souvent parsemée de différents paradoxes et de différents courants contradictoires qui trouvent une expression particulière sur ce lieu du corps : entre exister et disparaitre, entre vie et mort, entre montrer et cacher, grandir et rester enfant. Malgré son apparence mortifère et les conséquences délétères associées, conséquences pouvant aller jusqu’à la mort, l’anorexie apparait comme une tentative de vie, tentative d’écriture, de langage sur le corps. C’est pourquoi, il faut ouvrir la voie à la parole pour que les conflits, les souffrances et tout ce qui pèse sortent et trouvent une voie plus adéquate.
Ajoutons que la normalisation du poids n’est pas une preuve de guérison, comme cela est souvent le cas en sortie d’hospitalisation. Beaucoup de personnes qui ont souffert de TCA consultent même si elles arrivent aujourd’hui à un poids normal et sont guérit sur le plan organique car devant des rechutes ou tout simplement une souffrance liée à la nourriture qui persiste, elles peuvent ressentir le désir de mener une véritable investigation sur le sens de ces troubles, sens lié à l’histoire individuelle de chacun.

Qu’est-ce que la Boulimie ?

La boulimie se caractérise par des accès incoercibles de fringale consistant à absorber de façon massive et ininterrompue de grandes quantités de nourriture, suivis ou non de vomissements provoqués ou de prises de laxatifs. Ce trouble du comportement alimentaire apparaît le plus souvent à la fin de la puberté mais peut se prolonger durant la vie adulte. Les accès excluent les sensations de satiété ou de plaisir et peuvent se reproduire plusieurs fois par semaine ou même se succéder dans la journée.

Tout comme dans l’anorexie, il est également question de poids et de peur de grossir, ce qui favorise l’abus de laxatifs, de coupe faim de même que l’hyperactivité. Les crises sont souvent brutales menant à des douleurs abdominales et des lésions digestives sur le plan organique. Sur le plan psychique, la personne se retrouve en prise avec des affects dépressifs, des sentiments de honte, de malaise et de culpabilité, c’est pourquoi il est parfois très difficile pour la personne de venir en parler.

La perception du corps est altérée mais le poids de la personne est en général normal ou fluctuant du fait de tentatives de perdre du poids par des régimes ou des médicaments. On peut retrouver une alternance entre des périodes de privations et des crises de boulimie.

Les accès boulimiques prennent souvent l’allure de solution compulsive ou de lutte face à des angoisses, à des difficultés émotionnelles ou face à un vide qui serait à combler.  

Et l’hyperphagie ?

L’hyperphagie est à différencier de la boulimie car elle n’implique pas de comportements vomitifs ou de stratégies alimentaires restrictives ou compensatoires mais elle peut être définie dans un rapport disproportionné entre ingestion de quantité de nourriture et besoins. Il s’agit d’une prise alimentaire rapide en grande quantité sur une courte période de temps, pouvant aller jusqu’à des douleurs gastriques.

La personne en prise avec l’hyperphagie peut ressentir des sentiments de honte, de mal être, de culpabilité et de colère envers soi, surtout lorsque celle-ci cherche à faire un régime. L’hyperphagie est souvent responsable d’une obésité pouvant conduire à d’autres problèmes de santé tel que le diabète.

L’hyperphagie vient pointer un certain mode de fonctionnement de l’être dans son rapport à la nourriture mais aussi dans son rapport à lui-même et à son corps. Même si, celle-ci est aujourd’hui beaucoup moins médiatisée que l’anorexie ou la boulimie, elle n’en est pas moins une cause de souffrance.
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